Néanmoins, cette action est largement insuffisante. Seule une vraie campagne audio-visuelle, en plus des plaquettes d’informations et d’Internet, pourra relancer le départ dont beaucoup de personnes se plaisent à dire qu’il est indispensable pour le développement harmonieux de nos enfants et la lutte contre les inégalités. Il faut agir vite pour que le départ en vacances ne reste pas un rêve pour deux millions d’enfants et une réalité fugace de moins de quatre nuits par an, pour un million supplémentaire.

Les obstacles s’élèvent sans arrêt pour empêcher nos enfants de partir. La Cnaf limite ses aides pour le départ. L’ANCV n’accorde plus de moyens pour la rénovation des centres de vacances. Et le ministère de la Santé réduit les capacités d’accueil en augmentant de 8 à 12 voire 15, le nombre de m3 nécessaire pour accueillir cinq enfants dans une même chambre.

Quant à la SNCF, elle s’obstine à ne pas proposer un tarif attractif pour le transport des groupes de jeunes. Pour rappel, après la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1978, la SNCF offrait 50% de réduction sur tous les voyages des centres de vacances. En 2007, elle affichait un milliard de bénéfices. Ne pourrait-elle pas pourrait faire la même réduction ?

La Jeunesse au plein air compte sur Roselyne Bachelot et Bernard Laporte pour organiser le plus rapidement possible une table ronde réunissant l’ensemble des institutions, pouvoirs publics, organisateurs et formateurs de centres de vacances et de loisirs. Il s’agira de créer les conditions nécessaires afin de permettre aux trois millions d’exclus des vacances d’en bénéficier notamment avec l’allocation-vacances qu’exigent La JPA et 52 autres organisations qui ont les pieds sur terre.

Source : Jeunesse Au Plein Air