Le ministère de la jeunesse et des sports dans la réforme
Par Alain Zarow, jeudi 5 juin 2008 à 07:01 :: Général :: #195 :: rss
La révision générale des politiques publiques (RGPP)a pour objectif de maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques. Tous les ministères et les administrations sont concernées. Le secrétariat d’État chargé des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a fait l'objet d'un audit et des préconisations qui ressemblent fort à une cure d'amaigrissement.
Les principaux axes de réforme retenus sont les suivants :
- regroupement des services supports du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports;
- fusion de la direction de la vie associative, de l’emploi et des formations avec la direction de la jeunesse et de l’éducation populaire ; maintien de la direction des sports ;
- intégration des services déconcentrés (DRDJS et DDJS) dans des structures plus vastes définies dans le cadre de l’organisation de l’État au niveau local ;
- évolution des opérateurs dans le sens d’un renforcement de leur tutelle ; réorganisation et rationalisation des missions des opérateurs du secteur jeunesse - Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), Conseil national
de la jeunesse (CNJ), Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) - avec l’objectif de réduire leur nombre ; redéfinition des missions des centres régionaux d’éducation physique et sportive (CREPS), évaluation de ces établissements et, au besoin, suppression de certains d’entre eux ; simplification et réforme interne de l’Institut national du sport et de l’éducation physique (INSEP).
Concernant les politiques d’intervention dans le secteur de la jeunesse et des sports, les décisions suivantes sont d'ores et déjà prises :
- modulation de l’aide en moyens humains (conseillers techniques sportifs) et financiers aux fédérations en fonction de leurs projets et de leur développement ; les fédérations n’auront pas la maîtrise de l’ensemble des financements ;
- réexamen du dispositif d’exonération des charges sociales sur la rémunération du droit à l’image collective des sportifs professionnels ;
- rationalisation de la répartition des compétences entre l’État et le Centre national de développement du sport (CNDS) ; réforme de la politique d’attribution des subventions afin d’éviter le saupoudrage ; versement des crédits aux têtes de réseau et meilleur ciblage des subventions.