En fragilisant la télévision publique, ce rapport dans son approche économique et éditoriale  fait le choix de renforcer les élévisions privées, de fragiliser le service public et d'engager sa privatisation.

A terme c'est la disparition de la  télévision publique qui se prépare,  alors qu'il faudrait la mettre au niveau des enjeux de la société française et de l'intégration numérique. C'est une télévision qui ne touchera pas tous les publics sans garantie d'exigence et de qualité. L'exemple italien, dont paraît s'inspirer le rapport, ne peut que susciter le rejet !

Par ailleurs, ce  rapport interroge le mouvement d'éducation populaire qu'est la Ligue de l'enseignement : pourquoi les citoyens-téléspectateurs n'ont -ils pas été auditionnés par la  commission ?, où est la politique nécessaire de programmes pour l'enfance et la jeunesse ?

Pour la Ligue de l'enseignement, il y a un  véritable enjeu celui de la diversité culturelle et de la cohésion sociale. C'est pourquoi elle demande  solennellement que se tiennent à l'automne des « Etats généraux de la télévision publique » qui associent les citoyens soucieux de l'avenir d'une télévision dont ils sont les copropriétaires, et les partenaires et les acteurs professionnels  les plus concernés.

« Imaginons la télévision publique de demain»

Une télévision :
  • Prenant  réellement en compte la diversité culturelle de la société française
  • Attentive au pluralisme de l'information
  • Soucieuse du défi de la cohésion sociale
  • Investissant pour la création dans le domaine de la fiction et du documentaire
  • Engageant une véritable politique de programmes pour l'enfance et la jeunesse
  • Associant étroitement les téléspectateurs à la politique éditoriale des chaînes notamment par leurs développements numériques et internet