Derrière ce que le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative présente comme un « effort maintenu » s’annonce un désengagement massif de l’Etat, qui vient un peu plus fragiliser des associations déjà lourdement affectées par les précédents arbitrages budgétaires.

Amputation à hauteur de 15 % des crédits dédiés aux conventions avec les associations de jeunesse et d’éducation populaire ; diminution de la ligne de crédits alloués au volontariat associatif ; stagnation à un niveau dérisoire des fonds en faveur de la formation des bénévoles ; réduction des dotations aux collectivités territoriales ; démantèlement programmé de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP). L’inventaire des restrictions budgétaires est sans équivoque.

Depuis les grandes fédérations nationales et régionales jusqu’aux milliers d’associations qui irriguent le territoire, c’est un tout un secteur de la vie associative qui se retrouve menacé ; c’est un pan entier d’activités éducatives, sociales et culturelles menées auprès de millions d’enfants, de jeunes et d’adultes qui risque de disparaître ; ce sont des milliers de bénévoles et de professionnels qui voient l’utilité de leurs actions contestée.

En conséquence, le CNAJEP et ses membres interpellent les parlementaires afin qu’ils amendent ce projet de loi de finances qui présage d’un avenir désastreux pour les associations de jeunesse et d’éducation.

Analyse politique du programme Jeunesse et Vie Associative par le CNAJEP