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samedi 26 mars 2011

2 e tour des cantonales : votez contre la xénophobie et le populisme

Moins de 10 millions d’électeurs se sont exprimés à l’occasion du premier tour des cantonales, qui concernait plus de 21 millions de personnes.

Cette abstention record (55,63%) illustre et confirme le sentiment de défiance généralisé des Français à l’égard des partis politiques traditionnels. Jusqu’alors plutôt épargnées, les institutions locales font aujourd’hui les frais de ce climat délétère.

Cet affaiblissement de la démocratie a permis la montée en puissance du Front National. Ce parti peut espérer faire son entrée dans une petite dizaine de conseils généraux.

La banalisation d’un discours ouvertement xénophobe sur fond de crise sociale et économique a attisé ce sentiment de méfiance et divise la population. Les récents débats sur l’immigration et la sécurité, loin de répondre aux attentes des citoyens, ont, au contraire, joué sur les peurs et alimentent aujourd’hui les espoirs des candidats d’extrême-droite.

La Ligue de l’enseignement appelle tous les citoyens à se mobiliser pour le deuxième tour et à faire barrage aux candidats et aux politiciens xénophobes, qui piétinent les valeurs de la République.

Jean-Marc ROIRANT
Secrétaire général

dimanche 20 mars 2011

Agiter les peurs... ?

Selon deux récents sondages, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour de la présidentielle 2012. Et le gouvernement stigmatise de manière incessante une partie de la population et joue sur les peurs.

Pour Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'enseignement, "Agiter les peurs n'est pas digne de notre République"...

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dimanche 26 décembre 2010

La laïcité ne doit pas être instrumentalisée


...Ni pour agiter le spectre xénophobe et islamophobe,

Une provocation de plus. Marine Le Pen, vice-présidente du Front national a établi un parallèle entre les « prières de rue » des musulmans et l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale.

Si nous ne sommes pas dupes de la manœuvre politique qui se cache derrière de tels propos, nous condamnons fermement une déclaration ignoble, qui constitue une véritable insulte aux Français de confession musulmane qui vivent en France mais aussi à tous les citoyens attachés à la République laïque, démocratique et sociale. Nous ne participerons pas à un faux-débat créé à partir d'une réalité déformée jugeant qu'il absolument intolérable que certains de nos concitoyens ne disposent pas de lieux de culte en nombre suffisant les obligeant à occuper l'espace public.

Cette récupération politique au service des crispations identitaires est intolérable. Nous refusons que la laïcité soit réduite à des considérations ouvertement xénophobes. Nous refusons l'amalgame entre laïcité et islamophobie. La laïcité que nous promouvons est celle de la liberté de conscience et de la liberté d'expression des convictions. Pas celle de la peur et de la haine.

...Ni pour rallumer la guerre scolaire

Un amendement au projet de budget 2011, proposé par le sénateur Jean-Claude Carle, attribuant quatre millions d'euros à l'enseignement privé sous contrat, a été voté par le Sénat.

Au moment où l'Education nationale prévoit des coupes budgétaires inédites, ces quatre millions représentent 250 postes supplémentaires. Le gouvernement et la commission des finances eux-mêmes ont affiché leur désaccord.

Mais, à la stupeur générale, cet amendement a été maintenu lors de l'examen du projet de loi en commission mixte paritaire. Ceci est inacceptable. Jean-Claude Carle agit plus en militant qu'en élu responsable. Il est déjà à l'origine d'une loi créant de nouvelles dépenses supportées par les communes en faveur de l'enseignement privé, lorsque des enfants sont scolarisés dans des établissements privés situés sur une commune voisine.

Nous réitérons encore une fois notre position. La Ligue de l'enseignement s'engage de façon constructive, par ses propositions et par ses actions quotidiennes, pour l'Ecole de la République. D'autres semblent s'attacher à rallumer la guerre scolaire.

Source :

  • Communiqué
  • 17 décembre 2010

vendredi 5 novembre 2010

Education nationale : un budget inquiétant

Le budget 2011 de l'Education nationale reste quasiment inchangé. Avec une enveloppe de 60,505 milliards d'euros, il est en progression de 1,6% par rapport à 2010. Rapportée au niveau de l'inflation, l'augmentation est très faible. La rentrée prochaine s'annonce donc difficile : 16 000 postes seront supprimés, près de 9000 dans le premier degré public et 4800 dans le second degré.

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lundi 19 juillet 2010

La culture, variable d'ajustement ?

Le Parlement débat actuellement de la réforme des collectivités. La question financière liée à ce projet de réforme risque de placer la culture dans une situation sans précèdent.

La Ligue de l'enseignement entend contribuer à ce débat qui pour sembler technique ou économique, se révèle chaque jour plus idéologique...

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jeudi 3 juin 2010

Davantage de sport au collège et au lycée ?

Le ministre de l'éducation nationale vient d'annoncer qu'une expérimentation serait conduite, à la rentrée prochaine, dans deux ou trois classes d'une centaine d'établissements volontaires, qui consiste à renforcer la part des pratiques sportives dans l'emploi du temps des élèves. Cette démarche amplifie une expérimentation déjà menée au lycée Jean Vilar de Meaux (77).

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Si la réforme des collectivités doit faire évoluer les associations, discutons-en !

Près de trente ans après les premières lois de décentralisation, les collectivités territoriales jouent un rôle majeur dans la mise en œuvre de la solidarité, l’action culturelle et le développement économique. Leurs politiques, leurs investissements organisent l’espace et façonnent les territoires. Leur action, pour le dire en un mot, est structurante.

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Proche-Orient : le conflit doit cesser pour eux et pour nous

En agressant, au mépris des règles les plus élémentaires du droit international, une flotille humanitaire destinée à apporter quelques secours à la population palestinienne de la bande de Gaza, le gouvernement israélien s'est rendu coupable d'un acte de guerre à l'encontre de civils a priori désarmés.

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vendredi 19 mars 2010

De l'abstention à la fracture ?

Un électeur sur deux ne s'est pas rendu aux urnes lors du 1er tour des élections régionales ; un taux dépassant nettement celui du précédent scrutin de 2004.

La défiance des citoyens vis-à-vis de la politique, qui s'exprime régulièrement dans les suffrages, doit être prise plus au sérieux que ne semblent le faire les partis politiques.

Rappelons que les élections européennes de 2009 ont enregistré un record d'abstention. Près de 60%. Dans un tout récent rapport, Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, évoquait une société française « fatiguée psychiquement » en rupture avec son administration. Selon le premier baromètre de la confiance politique du Cevipof réalisé en décembre 2009, 67% des Français n'ont confiance « ni dans le droite ni dans la gauche pour gouverner le pays ». Près de 80% pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas d'eux. Leur confiance dans les institutions locales n'a pas suffit à les mobiliser.

La Ligue de l'enseignement souligne la gravité de cette situation. Certes, la citoyenneté ne se limite pas au vote et la France est riche d'initiatives collectives, certes une part de l'abstention doit être entendue comme une forme d'expression politique, mais nous ne devrions pas nous habituer à l'idée qu'une part non négligeable de nos concitoyens ne jugent plus utile d'aller voter. Nous appelons donc le gouvernement à renouer avec une politique d'incitation au vote et les corps intermédiaires à examiner sérieusement les conditions d'un renouveau civique dans notre pays.

jeudi 18 mars 2010

Le vivre ensemble au coeur des préoccupations

La société française est « fatiguée psychiquement ». C’est le triste constat établi par Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, dans son rapport annuel.

Trajectoires de vie (personnelle et/ou travail) fragmentées, fins de mois difficiles pour 15 millions de Français… la « boîte à outils » de l’Etat est mal adaptée pour répondre à ces problèmes. Jean-Paul Delevoye constate une véritable rupture entre les Français et l’administration : lacune de l’accueil, manque d’information du public, parcours du combattant pour une carte d’identité, réclamations en constante augmentation…

 Dans une société où « le chacun pour soi remplace l’envie de vivre ensemble », le médiateur de la République épingle aussi les responsables politiques : "d'un côté, trop de gestion des émotions collectives, le plus souvent médiatisées, de l'autre, pas assez de construction d'une vision collective".

 La Ligue de l’enseignement s’inquiète des conclusions de ce rapport, qui montre l’absolue nécessité d’associer les citoyens aux décisions collectives. Une société organisée et juste permet de réduire cette angoisse du déclassement et reste une des clés d’un meilleur vivre ensemble, thème cher à notre mouvement. Le Congrès de la Ligue, qui se déroulera à Toulouse fin juin, conclura d’ailleurs 6 ans de réflexion autour de la question « comment faire société ? ».

dimanche 7 février 2010

Burqua : Impasse prévisible

La mission parlementaire sur le voile intégral a remis son rapport cette semaine. Le texte final est à l'image des divisions politiques qu'il a suscitées.
La Ligue de l'enseignement prend position au sujet de ce "rapport sur la burqa"...

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La laïcité en Europe. Soyons attentifs.

Ce n'est qu'un sursis. Le Parlement européen reporte le vote d'une résolution sur la présence de crucifix dans les salles de classes italiennes.

Dans ce texte, les députés européens exigeaient « la reconnaissance, par l'ensemble des institutions européennes et des organisations internationales, (...) de la liberté des États membres d'afficher des symboles religieux dans les lieux publics lorsque ces symboles appartiennent à la tradition et constituent l'identité de leur peuple (...)».

La Ligue de l'enseignement s'indigne qu'une telle résolution puisse être prise à l'échelon européen même si cette dernière n'a aucune portée juridique. Inscrits dans la Charte des droits fondamentaux, le principe de subsidiarité ne doit pas aller contre celui de liberté de conscience et de religion.

Notre mouvement soutient la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme du Conseil de l'Europe (CEDH) qui a jugé la présence de crucifix dans les écoles contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.

Elle rappelle également que l'Union européenne adhère à la Convention européenne des droits de l'Homme.

La Ligue de l'enseignement soutient, par ailleurs, l'initiative de l'IHEU (International Humanist and Ethical Union) qui intervient auprès des députés européens et français afin que le principe de laïcité soit respecté.

Enfin, pour renforcer la dynamique de l'IHEU, la Ligue de l'enseignement a pris l'initiative de saisir les députés européens français ainsi que les parlementaires français. Un texte leur sera remis pour les alerter sur la dérive que constituerait une telle résolution sur la laïcité, condition fondamentale du mieux vivre ensemble.

mercredi 6 janvier 2010

"Suppression" de l'histoire-géo: l'enjeu est ailleurs

La Ligue de l’enseignement, au titre des engagements qui ont marqué son histoire, du rôle majeur qu’elle a joué, et joue encore, dans la défense et la promotion d’une Ecole républicaine et démocratique, dans l’apprentissage de la citoyenneté et dans une conception globale de l’éducation, ne saurait être absente du débat actuel sur le lycée. Elle dispose de la légitimité indispensable pour s’exprimer et reconnaître l’importance majeure de l’enrichissement personnel que l’élève retire d’une solide formation historique.

Elle n’en est que plus à l’aise pour affirmer que cette formation n’est en aucune façon menacée par le projet actuel de terminale scientifique : transfert de l’évaluation de l’histoire géographie de la terminale à la première et remplacement de l’enseignement obligatoire à ce niveau par une option de deux heures, qui attirera de nombreux élèves aspirant aux préparations commerciales, même aux sciences politiques, surtout si cette option devient la condition nécessaire à l’admission dans ces filières. Ce passage de l’épreuve de la terminale à la première s’accompagne d’une augmentation substantielle de l’horaire d’enseignement, de deux heures trente à quatre heures à ce niveau. Aucun professeur de lettres ne s’est jamais plaint de voir le français évalué en première. Les élèves de la filière scientifique ont toutes les chances de consacrer plus d’attention à l’histoire géographie en première qu’en terminale où ce domaine se situe, trop souvent en dernière position de leurs préoccupations.

La Ligue de l’Enseignement rappelle que l’absence de ces matières, l’histoire et la géographie (sans parler de la philosophie) en terminale Sciences et Technologies industrielles (STI) comme leur faible part dans les filières professionnelle n’ont jamais suscité aucune émotion ni protestation d’importance de la part de ceux qui, aujourd’hui, s’émeuvent d’un soi-disant « bradage » de « l’élitisme républicain ». Pourtant combien d’élèves de ces filières auraient besoin d’une réflexion sur la société et le monde que souvent leur environnement socio- culturel ne leur donne pas ? Elle subodore que cette indignation sélective traduit, en fait, un comportement de notables soucieux de préserver un privilège. Loin de former un vivier de scientifiques dont la France a un urgent besoin et dont elle manque cruellement, ne s’agirait-il pas plutôt de conserver un lieu sanctuarisé où les «héritiers » disposeraient de toutes les facilités qui s’offrent à eux pour être les seuls à choisir le plus tard possible? Les seuls à accéder aux filières d’excellence hyper sélectives. Peu importe si, en contrepartie, la série littéraire s’effondre et tend à disparaître. Ainsi se perpétueraient et s’accentueraient des inégalités scolaires, sociales et culturelles inacceptables, confortées par la hiérarchie des séries et des filières. C’est ce que nous dénonçons, c’est ce que nous ne pouvons accepter.

Philippe Joutard, historien, ancien recteur et membre du Comité national Education de la Ligue de l’enseignement
Eric Favey, secrétaire général adjoint de la Ligue de l’enseignement

La Ligue de l'enseignement approuve les mesures sur le lycée

Le Conseil supérieur de l'éducation s'est prononcé, jeudi 10 décembre, sur les mesures proposées par le ministre de l'Education nationale pour la réforme du lycée.

La Ligue de l'enseignement considère que les réformes proposées peuvent être des leviers utiles pour la démocratisation du lycée. Elle a donc voté pour le texte en débat. En effet, l'autonomie accrue des établissements, le rééquilibrage des filières, la possibilité de changer d'orientation en classe de première, l'encouragement à la vie lycéenne, l'accent mis sur l'apprentissage des langues étrangères ou encore le développement de l'action culturelle, sont des mesures positives.

La Ligue de l'enseignement s'inquiète toutefois de voir ces pistes rester lettre morte et rappelle que le contexte de l'Education nationale est lourd. L'inquiétude est grande face à la réforme de la formation des enseignants et à la baisse continue de l'investissement de l'Etat pour l'Education et l'Enseignement public.

vendredi 11 décembre 2009

Pour l'abandon du fichier Edvige

Pour obtenir l’abandon du fichier "Edvige": je signe la pétition !

Deux décrets sont parus au journal officiel pour remplacer le défunt décret "Edvige 1.0", retiré par le gouvernement en 2008 suite à la mobilisation citoyenne.

Et voilà tout ce que nous pensions voir définitivement disparaître, revenir avec force: dans le projet déposé, les mineurs pourront être fichés dès 13 ans. Comme avec le fichier "Edvige" première version, et de manière plus inquiétante encore, les personnes pourront être fichées à partir du simple fait qu’elles habitent une certaine zone géographique, ou qu’elles en proviennent. Pire qu’avec le fichier "Edvige", l’appartenance syndicale, mais aussi les opinions politiques, religieuses ou philosophiques pourront justifier en elles-mêmes qu’une personne ne puisse pas accéder à certains emplois, ce qui limite gravement l’exercice de droits constitutionnels démocratiques.

Cette fois encore nous disons "non", nous nous mobilisons et signons la pétition !

www.nonaedvige.sgdg.org