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lundi 16 novembre 2009

Identité nationale, la Ligue entre dans le débat

Eric Besson, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, vient d'annoncer l'ouverture d'un grand débat sur l'identité nationale.

De par son histoire et de par ses valeurs, la Ligue de l'enseignement est particulièrement légitime à s'exprimer sur ce sujet...

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Budget de l'Education: des inquiétudes

La Ligue de l'enseignement tire la sonnette d'alarme quant à la préparation du budget de l'Education 2010. Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble.

Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi certaines difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique: faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants » et leur donner un haut niveau de formation.

Or, nous constatons, au travers de la préparation du budget 2010, qu’au lieu de défendre cette grande cause nationale, ce n’est que d’économies à court terme et de suppressions de moyens dont il est question.

Tout n’est pas qu’une affaire de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement à en supprimer toujours davantage! Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions.

Aussi, avec l’ensemble de nos partenaires et organisations amies, nous poussons cette année encore un cri d’alerte: cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

Nous demandons que d’autres choix soient faits. Nous voulons que l’on réponde aux questions de savoir quelle place on veut donner à l’Education dans notre pays et quel citoyen, quelle citoyenne, on veut préparer pour demain.

En cette période budgétaire, nous appelons toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, à se mobiliser.

mercredi 11 novembre 2009

La loi Carle devant la Constitution

La loi Carle a été votée adoptée le 28 septembre. Chaque commune sera contrainte de payer la scolarité des enfants fréquentant l’école privée d’une autre commune dans certains cas. Et cela sans que le maire ait la moindre possibilité de formuler préalablement quelque avis que ce soit.

Mais aussi, la faculté de financer le privé est inscrite pour tous les autre cas.

Rappelons que la commune a des compétences que pour la seule école publique laïque avec les charges afférentes. Pour les écoles privées, elle n’a que des charges.

La loi Carle inscrit dans le droit positif un dispositif non conforme à la Constitution car il instaure pour la première fois une obligation de financement liée à la « liberté d’enseignement ».

Pour la première fois, aussi, cette loi vise « à consacrer » dans le dispositif scolaire et dans l’intitulé d’une de ses lois le slogan politique de « parité » comme principe de la République.

Ce dispositif législatif confond le service public avec des intérêts particuliers.

La loi Carle déconnecte la relation républicaine école/commune, fondatrice d’un lien citoyen, au profit d’une relation strictement individualisée, purement consumériste.

Sous prétexte de corriger les insuffisances de l’ « article 89 » (de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales), cette loi conforte une logique de marchandisation en introduisant de manière déguisée une forme de chèque éducation.

La Ligue de l’enseignement, restant en désaccord avec cette loi, espère qu’un recours des députés devant le Conseil constitutionnel conduira à l’abrogation de dispositions dangereuses pour l’avenir du service public d’éducation.